Actualité du 29\ 02 \ 2008

Soutien français

Paris - Des avions militaires français vont transporter aux Comores le contingent tanzanien envoyé par l'Union africaine pour soutenir militairement le gouvernement de l'Union des Comores contre l'homme fort d'Anjouan, Mohamed Bacar, a indiqué hier le ministère français de la Défense.

Source: http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=34002
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# Posté le vendredi 29 février 2008 08:20

Actualité du 27\ 02 \ 2008

Les Comores à la veille d'une guerre low-cost

Le compte à rebours du débarquement sur l'île d'Anjouan a commencé.
Ahmed Abdallah Sambi, le président de l'Union des Comores, achève les préparatifs de sa guerre «low-cost» contre Mohamed Bacar, le président d'Anjouan. Sur l'île de la Grande Comore, d'où doit partir le corps expéditionnaire mis sur pied avec le soutien de l'Union africaine, des techniciens ont assemblé les deux hélicoptères livrés en pièces détachées par l'Ukraine. Les appareils sont loués pour une durée d'un mois. Le colonel Kadhafi se charge de régler la note. Le débarquement naval est assuré par douze Zodiac et un bateau de pêche transformé en bâtiment de guerre. «Ce ne sera certes pas le 6 juin 1944», commente un diplomate.

L'armée comorienne peut compter sur 700 hommes. Ses effectifs sont renforcés par 500 Tanzaniens, ainsi que par des soldats sénégalais qui devraient être acheminés en Grande Comore avec l'aide de la France. Dans le camp du voisin anjouanais, Mohamed Bacar est défendu par au moins 500 gendarmes.

La réélection en juin 2007 de Bacar à l'issue d'une mascarade électorale est à l'origine de la crise. Arrivé au pouvoir par les armes, le président qui règne en despote sur 270 000 âmes avait organisé un vote «sauvage» non reconnu par la communauté internationale. L'île est depuis sous le coup de sanctions économiques édictées par l'Union africaine et le gouvernement confédéral des Comores.

Afflux de réfugiés

Évoqué depuis des mois, un choc frontal semble aujourd'hui inévitable. Une mission internationale de la dernière chance devait se rendre mardi à Mutsamutu, la capitale du territoire semi-indépendant d'Anjouan, pour lancer un ultimatum au président Bacar.

Celui-ci est sommé d'annoncer sur-le-champ l'organisation d'élections présidentielles supervisées par l'Union africaine et d'accepter la prise de contrôle de son aéroport par les Tanzaniens. En cas de refus, une intervention est inéluctable. «Les forces ne peuvent pas rester l'arme au poing», explique-t-on de source diplomatique française.

Reste que le conflit des Comores n'est pas sans risques. Paris craint en cas de guerre civile un afflux de réfugiés à Mayotte, ce bout de France situé à une poignée d'heures de pirogue du futur champ de bataille.

# Posté le mercredi 27 février 2008 16:47

Actualité du 22 \ 02 \ 2008

Menace d'attaque à Anjouan
Possible évacuation des Malgaches

50 ressortissants malgaches sont touchés par la crise de l'île comorienne d'Anjouan. Depuis que le gouvernement comorien a déclaré qu'une attaque militaire est imminente, la plupart d'entre eux ont décidé de retourner au pays. D'autres sont obligés de rester, faute de moyens.
Des dispositions ont été prises du côté du gouvernement malgache pour mieux les protéger.
«Nous avons déjà mobilisé les ressortissants depuis le début de la crise. Beaucoup ont pris la décision de partir, même si nous avons promis une organisation
d'embarquement dès le commencement de la guerre», souligne Andrianaivo Rafanomezantsoa, consul honoraire de Madagascar aux Comores.
Absence de communications
Comme l'île comorienne d'Anjouan est actuellement coupée de tout moyen de communication, il est difficile pour le consulat malgache aux Comores de rester en contact avec ces Malgaches. Aucune information n'a été recueillie sur le sort de tous ceux qui sont restés là-bas. «Mais des dispositions ont été prises pour mieux les prendre en charge. Nous avons fait appel à l'aide du gouvernement français en leur demandant d'inclure nos ressortissants dans leur avion d'évacuation», ajoute le diplomate.
Il souligne que 200 ressortissants français sont recensés dans cette île comorienne. Le gouvernement français demeure alors le premier à pouvoir nous aider.


www.lexpressmada.com

# Posté le vendredi 22 février 2008 12:10

Actualité du 22 \ 02 \ 2008

ULTIME MEDIATION

La France se dit prête à participer à une ultime mission de médiation sur la crise anjouanaise.

Une offre qui vient peut-être tard car tout est presque bouclé pour une intervention imminente à Anjouan. Les comoriens n'attendent rien de cette médiation car le colonel Bacar a toujours défié l'opinion internationale impunément.

Si aujourd'hui il terrorise la population anjouanaise, c'est parce qu'il sait qu'il est intouchable. Il sait qu'il sera accueilli dans un pays ami pour vivre tranquillement sans procès. En ce moment même plusieurs personnes sont torturées sans qu'aucun pays, aucune instance internationale ne demande leur libération. Cela fait plus d'un mois que ces supposés opposants aux rebelles sont torturés, humiliés dans l'indifférence totale de communauté internationale. Demain on demandera à leurs familles de pardonner. Ces familles apprendront que les tortionnaires des leurs pères, de leurs enfants, de leurs maris vivent en Afrique du sud, en France... Quelqu'un avait dit : « Un dictateur vit dans l'obsession de perdre son pouvoir qu'il sait bien démériter. Encouragé par les faux conseils que lui donnent les hommes du sérail et appuyé par ses hommes dans l'armée, il cherche à éliminer tous ceux-là qu'il croit lui constituer un danger potentiel. » La-bàs, un opposant est prisinnier potentiel, un condamné à mort ou un handicapé à vie.

Sambi acceptera t-il d'autres médiations ? Les comoriens ne lui pardonneront jamais cela. La récréation est peut-être finie...


Georges Houmadi
bellaciao.org

# Posté le vendredi 22 février 2008 12:06

Actualité du 18 \ 02 \ 2008

A Moroni, des tags contre la France agacent l'ambassade

Depuis quelques semaines, des tags inscrits sur les murs de Moroni notamment à Badjanani, en face de la vieille mosquée du Vendredi, reprochent à la France son 'ingérence' et sa 'complicité' avec Mohamed Bacar.

L'ambassade de France à Moroni a réagi en adressant un courrier au ministère des Relations extérieures, ont rapporté plusieurs sources concordantes proches du gouvernement comorien. Les mêmes sources précisent qu'à travers ce courrier, l'ambassade a demandé aux autorités comoriennes de faire effacer lesdites inscriptions, de procéder à des enquêtes pour connaître leurs auteurs pour, éventuellement, les ''sanctionner'' et faire assurer la sécurité des édifices français à Moroni.
Des fonctionnaires du Mirex ont indiqué, sous l'anonymat, que le ministère des Relations extérieures qui a déjà fait connaître sa réponse, a pris acte de la demande française, rassurant l'auteur du courrier qu'une enquête sera menée par les services compétents pour identifier les ''coupables''.
Au lendemain de cet échange de civilités, comme pour ne rien arranger, une banderole a été déployée Place de l'Europe, passage obligé de tous ceux qui se rendent dans les quartiers sud de Moroni, zone où se situent les bureaux de l'ambassade de France dans la capitale comorienne. Des témoins oculaires rapportent que la banderole demandait à la France de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures des Comores.
Si la banderole a été enlevée peu après son déploiement, il en est tout autrement des inscriptions murales, toujours visibles sur les murs des quartiers Badjanani et Mtsangani. Pour une bonne partie de l'opinion publique comorienne, la persistance de la crise séparatiste anjouanaise tire sa force dans un soutien de l'ancienne puissance colonisatrice. ''Sur une simple pichenette de l'ambassadeur de France, le colonel Mohamed Bacar se serait mis au garde-à-vous. C'est à lui de siffler la fin de la recréation'', affirme un retraité comorien.



Source : Al-watwan (http://www.alwatwan.net)

# Posté le lundi 18 février 2008 08:49