Actualité du jours 21 août 2007

Gestion durable des zones côtières : l'Union des Comores s'active

Une équipe de l'Unité de coordination régionale (UCR) du Programme de gestion durable des zones côtières des pays de l'Océan Indien (ProGeCo) était aux Comores le mois dernier. Elle avait pour mission d'aider le gouvernement comorien à constituer le comité national de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), de finaliser le plan d'action 2007-2008 de ProGeCo pour les Comores et de présenter aux acteurs concernés les lignes directrices de l'appel à propositions qui sera lancé d'ici fin 2007.

DANS le cadre du processus de constitution d'un comité national GIZC, l'atelier de planification stratégique parrainé par ProGeCo et tenu à Moroni, capitale des Comores, au mois de mars dernier avait recommandé plutôt la relance du Comité national de développement durable (CNDD) qui intégrerait les aspects relatifs à la gestion durable des zones côtières. Après discussions, un comité national GIZC intérimaire fut donc constitué. Celui-ci fonctionnera jusqu'en octobre 2007, date à laquelle le décret réglementant le CNDD devra être officialisé. Le comité intérimaire GIZC a donc pour tâche, entre autres, la finalisation du projet de décret en plus de piloter la mise en œuvre des activités du ProGeCo dans le pays.

La fonction première du comité GIZC, une fois que ce dernier aura été établi par décret, sera d'élaborer un plan national GIZC. Aux Comores, il a été décidé par les autorités que ce plan prendra la forme d'un Schéma d'aménagement du territoire et de l'habitat intégrant tous les aspects relatifs à la gestion des ressources côtières. Cette activité sera menée par le Ministre comorien de l'Equipement et de l'Aménagement du territoire, M. Nailane M'Hadji, qui a reçu l'équipe du ProGeCo.

L'équipe composée d'Aboubacar-Tayffa Hassanali, expert ProGeCo en développement local, et du Dr Winfried Wiedemeyer, expert ProGeCo en GIZC, s'est rendue sur l'île de Mohéli où a également été mis en place un comité GIZC intérimaire en attendant la formation d'un Comité régional de développement durable. Dans cette île de l'Union des Comores, l'accent sera placé sur la lutte contre l'érosion côtière due à l'extraction du sable pour des fins de construction et sur le développement de l'éco-tourisme, en vue de compléter et de consolider les initiatives en cours financées par le 8ème Fonds européen de développement.

Pour ce qui est de l'appel à propositions, des ateliers d'information et de sensibilisation ont eu lieu avec de nombreux acteurs non-étatiques. L'équipe de l'UCR a aussi participé aux Journées portes ouvertes de la Commission de l'Océan Indien (COI) organisées à Moroni les 4 et 5 juillet derniers. Après les Comores, la prochaine mission de ProGeCo est programmée pour le Kenya et la Tanzanie (Zanzibar compris) au début du mois d'août.

Rappelons que ProGeCo, qui a démarré en août 2006, est un projet de la COI financé par l'Union Européenne. Sept États sont concernés par le projet, soit : la République du Kenya, la République de Madagascar, la République de Maurice, la République des Seychelles, la République de Somalie, l'Union des Comores et la République Unie de la Tanzanie.


URL : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=24185
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# Posté le mardi 21 août 2007 04:17

Interview de la semaine 13 Août 2007

Hymne national Comores Abou Chihabi
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# Posté le vendredi 17 août 2007 11:44

Réportage de la semaine 13 Août 2007

Réportage de la semaine 13 Août 2007
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# Posté le vendredi 17 août 2007 07:39
Modifié le vendredi 17 août 2007 11:28

Actualité de la semaine 13 Août 2007

Naufrage de clandestins au large de Mayotte

Une barque transportant 38 clandestins comoriens a fait naufrage lundi matin au large de Mayotte, entraînant la mort de 17 personnes, dont huit enfants, tandis que quatre rescapés ont été récupérés et que 17 autres personnes sont portées disparues, selon la gendarmerie.

"D'après les premières déclarations des rescapés, 38 personnes se trouvaient à bord lors du naufrage", a précisé le lieutenant-colonel de gendarmerie Patrice Martinez. Alors que les rescapés ont été secourus et transportés à Dzaoudzi sur l'île de Petite-Terre à l'est de Mayotte, 17 clandestins sont portés disparus. "Il semble qu'une dizaine de personnes a pu rejoindre la côte par ses propres moyens, a déclaré l'officier. "Les recherches se poursuivent toute la journée avec la Police aux frontières, la brigade nautique de gendarmerie et des moyens aériens".

Lundi soir, la Direction générale de la gendarmerie nationale a précisé que huit des victimes étaient des enfants, et non sept, comme l'avait annoncé la gendarmerie locale précédemment.
"Ces immigrés en provenance des Comores sont partis (dimanche) après-midi de l'île d'Anjouan", a encore précisé le lieutenant-colonel Martinez. C'est le gardien de la plage qui a donné l'alerte à la gendarmerie de Petite-Terre. "Il a vu au large le kwassa-kwassa en difficulté", a ajouté le gendarme en référence au nom local donné à ces barques.
Ces embarcations longues "de 7 à 8m, faiblement motorisées et généralement assez chargées, qui dépassent à peine de la mer", font régulièrement naufrage. Le 22 juillet dernier, un kwassa-kwassa transportant 37 immigrés clandestins avait chaviré, là encore à l'est de Mayotte, faisant un mort et 26 disparus. "Nous avions retrouvé peu de corps, vraisemblablement repoussés au large, a rappelé le lieutenant-colonel Martinez. Cette fois, le naufrage s'est produit près des côtes, là où la mer était assez forte".
Selon un communiqué du ministère de l'Immigration, Mayotte, collectivité départementale française, "fait face depuis plusieurs années à une pression migratoire croissante" provenant des autres îles de l'archipel des Comores, devenues indépendantes en 1975. Ce sont ainsi plus de 16.000 Comoriens qui ont été éloignés en 2006 de Mayotte, selon le ministère qui rappelle "la détermination totale du gouvernement à poursuivre sans répit la lutte contre ces filières criminelles" et les "trafiquants qui exploitent la misère de ces migrants".
Dans un communiqué diffusé lundi soir par le ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer Christian Estrosi "déplore le drame qui a frappé une fois de plus les malheureux qui tentent chaque jour de venir à Mayotte, pensant y trouver l'eldorado".
"Christian Estrosi souhaite que soit renforcée la lutte contre les filières clandestines qui sont des filières mafieuses et criminelles organisées des Comores, et qui mettent en danger des milliers de vies chaque année", selon ce communiqué.

Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer propose qu'avec Brice Hortefeux, le ministre français de l'Immigration, de l'Intégration l'Identité nationale et du Codéveloppement, "soient rapidement signées avec nos partenaires comoriens les conditions d'une aide au développement des Comores en matière d'assainissement, d'éducation et de santé en échange desquelles les autorités comoriennes devront démontrer leur détermination à mieux contrôler les organisations clandestines qui régulièrement provoquent à de tels drames", selon le communiqué. AP
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# Posté le jeudi 16 août 2007 08:54
Modifié le vendredi 17 août 2007 11:29

Actualité du jour 16 Août 2007

Moroni a le blues, à elle de choisir son destin

Soeuf Elbdawi est journaliste à Kashkazi aux Comores et à Africultures à Paris, mais aussi écrivain, comédien, ancien collaborateur de RFI. Il a participé au Festival du Film d'Afrique et des îles en 2005 et 2006 au Port, au festival du théâtre au Grand Marché... Dans Moroni Bleues chap.II (le chap I n'existe pas), il critique une capitale comorienne encore sous le poids du communautarisme. Les familles de souche méprisant les nouveaux arrivants qui participent pourtant à la construction de la cité, à la sueur de leur front, tels les dockers. « Une suite à Moroni Blues », publiée le mois dernier, reprend les réactions suscitées par ce premier livre. Histoire d'alimenter le débat sur Moroni la capitale ou Moroni la médina. Aider cette cité à assumer son identité.
EN janvier dernier, Soeuf Elbadawi publiait Moroni Blues chap.II. Un livre qui avait suscité une vive polémique à Moroni, et même aux Comores, car l'auteur avait osé remettre en question la logique de clan qui règne encore à Moroni, et qui freine selon lui la construction d'une nouvelle citoyenneté ouverte, non pas fondée sur l'appartenance au village, à la souche, mais sur le brassage. Sans détour, Soeuf Elbadwi y exposait sa vision de la capitale comorienne. « Ici, écrivait-il, se dresse le portrait brut-express d'une cité insulaire “mal-fagotée (...) qui se refuse à grandir” », Moroni est pour le journaliste et écrivain, « une ville qui mue à la vitesse d'un mourant qui s'ignore ». Bref, pour Soeuf Elbadawi, Moroni a le blues et il décide de l'écrit, à travers des poèmes, des articles de presse, des entretiens et des rappels historiques, tout ceci illustré par des images des rues de la médina, du port, des dockers, du marché... De cette ville de son enfance qu'il adore mais qu'il aimerait tant voir s'épanouir. Car l'ouverture est à portée de main.
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Comores: Le choléra, un invité suprise aux "grands-mariages"

Avant la période des mariages traditionnels, commencés au mois de juillet dans la Grande Comores, la plus grande des trois îles composant l'archipel des Comores, le choléra était presque maîtrisé.
« Nous faisons face à une épidémie de choléra. Nous avons enregistré plus de 800 cas de choléra, et 14 personnes en sont mortes depuis le mois de février », a déclaré à IRIN Josefa Marrato, représentante déléguée du Fonds de Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) aux Comores.

Le choléra n'est pas une maladie nouvelle aux Comores, qui ont connu des épidémies en 1975, 1998 et 2000, a expliqué Abderamane Maiga, responsable du bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l'île de la Grande Comore. Depuis le début de l'épidémie, en février, on a constaté une augmentation dramatique du nombre de nouveaux cas pendant les mois de juillet et d'août, a-t-il ajouté.

Le choléra est une infection intestinale aigua« qui provoque des diarrhées chroniques et des vomissements menant à la déshydratation. Elle peut être traitée aisément, en administrant une solution de sels de réhydratation au malade. Toutefois, en l'absence de traitement rapide, elle peut entraîner la mort dans les 24 heures.
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# Posté le jeudi 16 août 2007 08:00
Modifié le vendredi 17 août 2007 11:29