Dans un entretien par téléphone satellitaire avec l'AFP de Fomboni, la capitale de l'île voisine de Mohéli, M. Bacar a déclaré que "si les envahisseurs (les troupes de l'UA) veulent apporter le mal à Anjouan et aux Comores, moi je reste déterminé comme avant, ça ne me fait pas peur".
"Je suis toujours déterminé à défendre Anjouan, même si ça m'inquiète que des gens soient prêts à venir tirer sur les Anjouanais. Mais je continue les préparatifs pour la défense d'Anjouan", a-t-il affirmé à Anjouan.
Jeudi matin 350 militaires soudanais et tanzaniens, mandatés par l'UA, sont arrivés par bateau à Mohéli pour renforcer les quelque 400 soldats comoriens de l'Armée nationale de développement (AND) en vue d'une opération amphibie contre les autorités d'Anjouan.
L'UA a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002, et dont la réélection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'UA.
Mohamed Bacar a souligné que ses "hommes sont déterminés également, ils l'ont montré en chassant les occupant de Domoni par exemple".
L'état-major de l'AND avait annoncé lundi que des "dizaines d'éléments de la rébellion" avaient été tués dimanche sur l'île d'Anjouan lors de deux incursions des troupes fédérales, notamment à Domoni, visant à récolter des renseignements.
M. Bacar a démenti ces allégations: "au cours des deux incursions de l'AND, il n'y a eu ni mort ni blessé chez nous. Mais l'AND a eu un mort à Domoni et plusieurs blessés".